Bruce Banner rentre chez lui
Bruce Banner rentre chez lui
Exif : Canon EOS 5D | 1/400 sec | f 3.5 | 90 mm | iso 200 | 08.03.2008
  • Très belle photo ! Le flou est fait dans photoshop ?
    Ivo @ 2008-07-20 18:42:50
  • Merci !
    Non c'est fait avec le 90mm TSE. Le flou est du a la bascule de l'objectif.
    Roumi @ 2008-07-20 18:45:19
  • D'autant mieux ;-)
    Ivo @ 2008-07-20 19:24:51
  • Vraiment très belle, j'aime beaucoup ce genre d'image
    Ben @ 2008-07-21 06:03:18
  • Vraiment tres belle celle-ci! Le passage au noir et blanc est vraiment bien maitrisé et puis le personnage est tellement bien placé! Impressionnant :). Je n'aurais peut être pas fait apparaître la voiture à gauche; je trouve que cela perturbe légèrement la lecture. Bon ceci dit, après une journée de tef, je suis peut être fatigué :p
    Grand bravo
    Sylvain @ 2008-07-21 12:42:26
  • Fantastic, really gives the impression of winter.
    Miles @ 2008-07-22 01:06:49
  • Beautiful image.
    Jesse Moscoe @ 2008-07-22 13:02:55
  • Nicely done image. Tells a story very well.
    mike @ 2008-07-22 21:42:17
  • Superbe cliché avec une vraie ambiance!
    ixbé @ 2008-07-23 13:26:22
  • I'm so glad it's summer!
    Myrtle Beach @ 2008-07-24 16:24:04
  • Alors le TSE ?
    Bonne acquisition ?
    J'hésite encore à m'en prendre un, j'arrive pas à me décider ...
    Niveau traitement c'est très poussé sur celle là ?

    A +

    Romain
    Ksh @ 2008-07-24 17:51:32
  • I love this!
    Such a gorgeous scene.
    Ian @ 2008-07-27 04:19:51
  • Beautiful shot, I really like how i start looking at the photo and my eyes go straight to the right to focus on the man.
    Brian @ 2008-07-29 04:08:08
  • Very moody! I like how you processed it!
    Pfeif @ 2008-07-29 12:50:51
  • Très belle image..j'adore cette composition toute étirée dans sa lecture proposée..
    :::: CushmoK :::: @ 2008-08-03 10:10:27
  • Great composition and atmosphere.
    Wolfgang Burzler @ 2008-08-04 12:36:19
  • Très bien faite cette photo, c'est vrai que le flou lui donne une autre dimension. Très classe
    tableau photo @ 2008-08-06 07:30:40
  • je cherchais un beau blog de photos sur Montréal et sa région, je crois que je viens enfin de trouver !
    lili @ 2008-08-07 14:32:55
  • Quelle composition encore une fois ! c'est vraiment magnifique ! et ce flou est en effet splendide !
    Olivier @ 2008-08-26 12:17:24
  • Wonderful gradation of light and focus. Great result.
    gavin hart @ 2008-09-21 21:05:00
  • that is a "cool" shot in more that one way..
    bolig spanien @ 2008-09-24 02:35:16
  • Another great capture. Wintry feeling, lovely blur.
    pau @ 2008-10-19 15:47:09
  • Je parcours ton blog avec un énorme plaisir !
    Cette photo au format panoramique est sensationelle. La magie opère !
    Vink @ 2008-12-17 09:52:40
  • Wow, amazing mood. Just makes you think of being in this situation yourself and feeling sort of alone with your own thoughts even as people pass right by you. This image really conveys that feeling intensely.
    desolate | metropolis @ 2008-12-26 20:14:03
  • Hello Marc, thanks alot for the inspiration your photos give me... especially this one here!! You are very talented! I was so free to post a link on my photoblog to your page; I hope that's alright for you? Many regards, Merlin L., Switzerland
    Merlin Leuenberger @ 2009-01-09 03:55:08
  • Absolutely outstanding image - love it
    Chris Legg @ 2009-01-13 06:13:44
  • Sherbrooke Est


    J'avais voulu lui faire une surprise. Pas un ticket de métro pour la rejoindre. Même pas une pièce sur moi. Vêtu d'un simple jean et d'une veste en polaire, je me suis dis que deux stations de métro, à pied ce ne serait pas la mort. À Paris, deux stations de métro en surface ou en sous-sol c'est la même chose. Alors je suis parti. J'ai marché. Marché dans cette neige abondante. De celle après la tempête du 16 décembre 2005. Il faisait frais, vraiment très frais. Moins dix-huit degrés. Le souffle court. L'air glacé me brûlait les poumons. La toile humide du jean frottait contre ma peau. Les ronces de neige me déchiraient les chairs. Le temps me semblait long et mes pas semblaient se faire au ralenti. J’étais fatigué, la nuit tombait vite. Sa chape de charbon m’encrassait la peau. À moins qu’il ne s’agît du carbone dégagé par les voitures. La rue Sherbrooke Est avait des allures de Nationale 7. Montréal ce n’est pas Paris, tout en longueur. Montréal c’est Marseille. Mais il était trop tard je n’allais pas rebrousser chemin. J’allais la retrouver. Lui faire une surprise. Et le retour au chaud, contre elle, elle qui avait des tickets, dans le métro, ça me réchauffait l’âme. Je tentais de donner plus d’impulsion à mes jambes piquantes, j’étais pressé de la surprendre, de voir son sourire. J’étais pressé de rencontrer ses lèvres. J’étais pressé de chaud. Je n’avais pas une once de tic-tac sur moi. Ni de cellulaire pour m’indiquer, à la lumière agressive, un semblant d’heure analogique. Et lui, le temps, me semblait long, comme la route qui me restait à parcourir. Les lumières des voitures m’agressaient. Leurs odeurs me gênaient, le froid plus fort encore me brûlait tout autant. Et la neige au sol tendait ses mains à mes chevilles et me ralentissait de plus belle. Enfin un scintillement statique me fit comprendre que je touchais ou but. Enfin.
    … La nuit, la neige, le froid, la pollution, mon engourdissement et mon entêtement… Je suis arrivée. Et Elle. Là. Là, elle était déjà partie. Partie plus tôt. Partie pour me faire une surprise, me dit-on ! Larmes, froid et colère. Il ne me restait plus qu’a revenir sur mes pas, rejoindre la chaleur du foyer, et Elle qui devait se demander ce que je foutais. Le chemin du retour, plus dur encore qu’à l’allé. Mes jambes de cotons je ne les sentais plus. L’humidité du jean montait jusqu’à l’aine. Les mains au fond de mes poches, à tripoter les clés, à malaxer un petit morceau de carton, à tout faire pour rester vivant. Le retour, une lutte, une envie de dormir, de me laisser au sol, de dormir. Le coton dans les jambes me faisait perdre la réalité du sol. La neige me narguait, impassible. J’essayais de m’en écarter. Sur ses millions d’étoiles grises, dans sa slush, je me suis vautré plus d’une fois. Je n’osais plus pleurer, tant les larmes se cristallisaient à l’encoignure des yeux. Un certain temps resté allongé au sol, dans l’immondice du trottoir, les vêtements pleins de cette crasseuses neige, et à sombrer. Sombrer. Qu’il était bon de ne plus marcher, de ne plus lutter. Mais c’était sans compter sur mon désir de me lover près d’Elle. J’ai remis mes deux tiges de cotons debout. J’ai doucement relancé la mécanique. Et dans le coma du froid, je suis reparti. Réchauffant mes doigts au fond de mes poches, trouvant le métal des clés étonnamment chaud, et ce petit bout de carton, tout chiffon presque soyeux à force de l’avoir pétri. À force de distendre les distances j’ai fini par me rapprocher de chez moi. Mais je devais être plus proche de moins vingt-cinq que de n’importe quoi d’autre au monde. Je n’étais pas un homme sur le bord de la route. Près d’un réverbère, à deux pas à présent de la maison, la curiosité m’a poussée à sortir le chiffon de papier. J’ai retiré la main droite de la grotte où elle était abritée. J’ai extirpé cette cartonnette bénite. Et le réverbère, moqueur, m’a laissé déchiffrer un « T ». C’était un T fléché, celui de la STM… Sur le bord de la route, je n’étais pas un homme. J’étais un halo de solitude.

    Blagblegbligblogblug @ 2009-01-19 08:14:52
  • Amazing shot!
    Edin @ 2010-02-01 22:07:58